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L'achat alimentaire en ligne en France: état des lieux et tendances à venir

30/06/2015

46% des français pratiquent l'achat alimentaire en ligne, les 25-34 ans surreprésentés parmi les usagers du e-commerce alimentaire, des circuits de distribution complémentaires et des motivations d'achat spécifiques pour chacun d'entre eux, des intentions d'achats annonciatrices de croissance, un faible engouement pour les pure-players...


Telles sont les enseignements majeurs qui sont ressortis du Baromètre FODALI 2015. Présentés en ouverture du forum par Philippe Moati, qui a conduit cette étude avec l'ObSoCo (l'Observatoire Société et Consommation) qu'il co-préside, ces résultats dénotent un intérêt croissant des français pour le e-commerce alimentaire, mais sont surtout annonciateurs de ruptures assez profondes...

 

 

Un taux de pénétration significatif

 

  • 46% des français ont effectué un achat alimentaire en ligne au cours des 12 derniers mois. CONCLUSION : des français déjà largement séduits par le e-commerce en général et de plus en plus nombreux dans le domaine alimentaire.
  • Les 25-34 ans sont surreprésentés parmi ces usagers et sont le plus souvent des CSP intermédiaires. CONCLUSION: être à l'aise avec les nouvelles technologies et se sentir confortable financièrement caractérisent le recours à ces circuits en ligne.
  • Parmi les 54% de non usagers des circuits alimentaires en ligne, les intentions d'achat sont plutôt encourageantes : près de 25% de non-acheteurs par exemple déclarent vouloir expérimenter le circuit direct producteur en ligne dans les prochains mois (taux de pénétration actuel: 13%).

 

A noter: la pénétration des pratiques est fortement déterminée par la notoriété des canaux de distribution. En dehors des sites Internet des enseignes de grandes surfaces, les circuits manquent de notoriété et recèlent donc un potentiel de conquête notable.

 


Des motivations d'achat spécifiques à chaque circuit

 

Les consommateurs ont tendance à combiner les différents circuit e-marchands plutôt qu'à en choisir un exclusivement. CONCLUSION: chaque circuit de e-commerce alimentaire répond à des motivations différenciées qui les rendent plus complémentaires que concurrents. La e-distribution alimentaire s'inscrit donc dans une logique de commerce de précision, en rupture avec les modèles de consommation de masse issus des Trente Glorieuses.

  •  Sur les sites  d’enseigne de grande surface : gagner du temps.
  • Sur les sites « direct producteur » ou proposant des formules d’achats groupés : trouver des produits d’une plus grande qualité et respectueux de l’environnement, et soutenir les petits producteurs.
  • Sur les sites proposant des formules d’abonnement : le plaisir de la découverte.
  • Sur les sites de ventes privées : la recherche de « bons plans ».

 

A noter : La recherche du prix bas n’est pas la principale attente des cyberacheteurs qui privilégient la quête de qualité des produits et de l’expérience achat.

 

 

Quelles tendances demain ?

 

Auprès de quels acteurs les français projettent-ils d’effectuer un achat alimentaire en ligne ? Surprise ! La légitimité des pure-players, comme Amazon ou Cdiscount, est nettement en retrait par rapport aux spécialistes traditionnels de l’alimentaire (commerçants, grossistes, enseignes de supermarché, petits producteurs, marques agroalimentaires en direct). CONCLUSION : il existe des attentes de compétences et d’expertises éprouvées dans le domaine des produits alimentaires (considérées comme plus importantes que les compétences logistiques ou digitales). L’alimentation est un sujet qui sous-tend beaucoup d’inquiétude chez les consommateurs (multiplication des scandales alimentaires récents).

 

Les français expriment un désir de désintermédiation : ils sont séduits par les circuits e-marchands en direct producteur et favorables à la vente directe en ligne par les acteurs de l’agroalimentaire et les commerçants de quartier. CONCLUSION : les français aspirent à un commerce local et direct.

 

L’adhésion des français aux objets connectés liés à la consommation alimentaire se limite à ce qui est déjà connu :

  • 52% des français sont favorables aux applications mobiles favorisant les achats dans les magasins (liste de courses, localisation des produits, informations sur les promotions en cours…)
  • Seulement 1/3 des sondés est favorable aux objets connectés de type domotique ou le concept de boitier  d’Amazon qui automatise l’approvisionnement quotidien des denrées alimentaires.

 

Enfin, le concept de livraison par drones, imaginé par Amazon, recueille l’opposition franche de plus de deux tiers des français.

 

 

Méthodologie

 

Etude quantitative en ligne réalisée par Respondi du 13 au 23 mars 2015 selon la méthode des quotas, sur un échantillon représentatif de la population nationale (sur les variables sexe, âge, CSP, Régions), soit 971 individus âgés de 18 à 70 ans.

 

 

Etude sur 5 canaux d’e-distribution alimentaire

 

  •  Les sites Internet d’une enseigne de grande surface alimentaire (du type auchan.fr, carrefour.fr, leclerc.fr, Chronodrive.fr, etc.)
  • Les sites Internet de ventes en direct producteur (du type paysan.fr, lepanierpaysan.com, monpoisson.fr, terredeviande.coop...)
  • Les formules d’abonnement en ligne (du type lepetitballon.com, lathébox.com, laboitedufromager.com...)
  • Les sites Internet de ventes privées alimentaires (du type Miam-miam de Ventes Privées, Cdiscount.com...)
  • Les sites Internet proposant des formules collaboratives et des achats groupés (du type La Ruche Qui Dit Oui…)

 

EN SAVOIR PLUS : 

  •  Consulter les résultats du Baromètre FODALI 2015 (synthèse de l’étude en 4 pages) en cliquant ici
  • Le rapport complet est disponible également sur demande à contact@fodali.com