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Quand digital et tech s'emparent de l'alimentation

14/12/2015

L'innovation disruptive, qui désigne un changement de concept pour les clients sur un marché, concerne désormais tous les secteurs de l’économie. Et l’alimentation n’est pas en reste...

 

En Octobre 2015, c’est à San Francisco à l’occasion de la première édition du « Bon Appétech » que plus de 80 start-up sont venues du monde entier exposer leurs projets et partager leur expérience de la « food disruption ». Il faut dire qu’aux Etats-Unis, 63% des start-up sont reliées à l’alimentaire et près de 5 milliards de fonds ont été levés ces dernières années.

 

La preuve par l’exemple...

 

Munchery propose un service de livraison de repas à domicile issus de restaurants locaux. Des coursiers en vélo assurent le transport dans un délai d’une trentaine de minutes environ. Lancée à San Francisco, le service est désormais disponible à Seattle, Los Angeles et New York. La start-up, qui a levé 85 millions de dollars en mai dernier, affiche une capitalisation à environ 300 millions de dollars selon le Wall Street Journal.


HelloFresh est un service de livraison hebdomadaire de kits comprenant une recette et ses ingrédients. Lancé en 2011 par Rocket Internet, la start-up s'est développée dans sept pays (Etats-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Autriche et Australie). Dernière levée de fonds : en septembre dernier, de l'ordre de 75 millions d'euros. Ce nouveau tour de table porte sa valorisation à 2,6 milliards d'euros.


Ele.me (qui signifie « Avez-vous faim maintenant ? ») propose la commande et la livraison de repas au domicile des mobinautes. Créée en 2009, la start-up chinoise est présente dans 260 villes de son pays avec 300 000 restaurants et compte, selon elle, pas moins de 40 millions d’utilisateurs quotidiens. En septembre dernier, une nouvelle levée de fonds (630 millions de dollars) porte sa valorisation à 3 milliards de dollars. C’est désormais le leader du marché chinois. 

Et quand Clayton Christensen, professeur à Harvard et auteur de The innovator's dilemma, affirme qu’ « Avec les nouvelles technologies, il y a de plus en plus de place pour les disrupteurs », il est fort probable qu’une tendance lourde se dessine.


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